Vous êtes assis dans un fauteuil confortable afin d’être détendu. L’électroencéphalogramme (EEG), indolore et sans risque, dure une vingtaine de minutes. Un casque souple est posé sur votre tête pour y fixer une quinzaine d’électrodes superficielles enduites d'une pâte conductrice. Il est préférable d'avoir le cuir chevelu et les cheveux propres.
Ces électrodes enregistrent l'activité électrique de vos neurones.
L'enregistrement s'effectue les yeux fermés puis ouverts. Des épreuves de stimulation sont effectuées : la stimulation lumineuse intermittente et l’hyperpnée (respiration forcée). La stimulation lumineuse intermittente recherche une sensibilité anormale à la lumière. Celle-ci favorise en effet certaines épilepsies, comme lors de jeux vidéo chez l'enfant.
Après l'examen, un shampoing permet d'enlever la pâte conductrice.
Pourquoi effectuer un EEG ?
La principale indication de l'EEG est la recherche d'une épilepsie après une perte de conscience, ou des signes neurologiques transitoires inexpliqués.
La crise épileptique est une décharge anormale de neurones, un peu comme un court-circuit.
Il peut s’agir de crises généralisées avec perte de connaissance, convulsions diffuses, morsure de langue et perte d'urine. Les crises épileptiques généralisées peuvent aussi être de simples absences. Une autre forme d’épilepsie consiste en des crises partielles donnant des symptômes localisés : mouvements anormaux, troubles visuels, auditifs, hallucinations…
Un point important : l'EEG peut être normal entre les crises.
Il existe aussi d’autres indications : certaines maladies infectieuses du cerveau, des altérations des fonctions intellectuelles…